Nolyne Cerda, la routine d'une beauty curious

Nolyne Cerda est journaliste indépendante. Après avoir travaillé pendant dix ans en tant que journaliste beauté pour Grazia, Stylist ou encore pour le site de Marie-Claire, elle a fondé son podcast “Parlons b.” pour parler beauté et bien-être. Aujourd’hui, elle anime également le podcast “Vous avez un MP”, consacré à la musique et la poésie, mais pas que…
À l’origine de sa vocation de journaliste, sa curiosité la pousse à s’intéresser de très près à ses sujets. À son tour d’être interrogée sur son rapport au soin et, forcément, à  la beauté.

Quel rapport entretenez-vous à votre peau ?

Je dirais plutôt bienveillant. Ma mère a toujours fait très attention à elle, elle m’a transmis l’importance de bien nettoyer et d’hydrater ma peau tous les soirs avant d’aller me coucher. Comme c’était une évidence pour elle, ces gestes simples me sont restés et je crois qu’ils orientent globalement mon rapport à ma peau. Bien sûr, comme je travaille dans la beauté, j’essaye d’appliquer ce que j’entends, mais sans jamais me prendre la tête. Je suis pour la simplicité, j’évite de surcharger ma peau, je m’expose très peu au soleil… J’opte pour des gestes simples et du bon sens pour être cool avec ma peau. Cette approche s’applique aussi aux premières marques de temps que je peux voir apparaître sur mon visage : j'essaie d’être cool et de les accueillir avec du recul.

Vous avez créé le podcast “Parlons b.”. Quelle influence a-t-il sur votre vision de la beauté ? Cette vision a-t-elle évolué ?

Ce podcast m’a permis de découvrir tout le travail réalisé dans la conception d’un produit, de la connaissance scientifique mobilisée à la création d’un univers de marque esthétique et plaisant. En m’intéressant au dessous des marques, j’ai mieux compris la renommée de la France à l’international concernant la beauté. Nos très belles marques forment un  patrimoine culturel hors du commun qui participe à notre rayonnement mondial. D’une part, c’est dû à l’exigence des lois qui régissent la formulation des produits, mais au-delà de l'application de ces règles drastiques (et nécessaire pour protéger le consommateur), je me suis aperçue de la réelle volonté qu’il y avait de créer des marques encore plus responsables. Ma vision de la beauté a évolué avec “Parlons b.”, j’ai une vision plus 360 que lorsque j’étais “juste” journaliste. Découvrir les consommateurs, échanger avec eux et comprendre leurs attentes m’intéressent énormément : c’est pourquoi j’ai organisé trois pop-up stores. 

Avez-vous une routine beauté ?

Grâce à mon métier, j’ai la chance de recevoir énormément de produits cosmétiques et de parfums. J’ai bien conscience que c’est un privilège. Si je teste tous les produits qu’on m’envoie — pas forcément jusqu’au bout, puisqu’il faut 28 jours pour que le cycle de la peau se renouvelle et que l’on constate des résultats, mais au moins toujours assez longtemps pour me faire une opinion sur la sensorialité d’un soin — je m’en tiens toujours à ma routine, basique et simple. À savoir : me démaquiller chaque soir et hydrater ma peau avec une huile ou une crème. Je ne déroge jamais à ce protocole, même lorsque je suis épuisée, car c’est pour moi le geste beauté indispensable. Les produits peuvent varier mais ces actions restent. 
Désormais, j’essaye d’intégrer une protection solaire à ma routine. Je ne suis pas encore tout à fait exemplaire là-dessus, mais j’en ai toujours dans mon sac, en cas de déjeuner en terrasse improvisé, par exemple. La gelée protectrice PERS, avec son format plat, est très pratique et je l’emmène partout avec moi.

Vous qui êtes toujours au courant des nouveautés, comment vous y retrouvez-vous parmi l’offre cosmétique ?

En tant que journaliste, j’essaye toujours d’enquêter au-delà du message. Certes, toute marque a besoin de se vendre, mais j’aime aller regarder de plus près les formules et les actifs qui se cachent derrière les promesses marketing. Par ailleurs, j’accorde aussi beaucoup d’importance à la sensorialité des produits, leur texture, leur odeur... Sensorialité et esthétique sont pour moi essentielles, presqu’au même titre qu’une formule efficace ou des supers actifs, car ils ont un véritable impact sur le consommateur. 

Le meilleur conseil que l’on vous ait donné ?

Au-delà des gestes que ma mère m’a transmis, je dirais que c’est d’avoir une approche holistique, prendre soin de soi au global. Par exemple, se faire masser le corps pour avoir le dos et les épaules détendus se voit directement sur le visage. Globalement, il est inutile de ne s’occuper que de son visage :  le corps est un ensemble, tout est lié… J’ajouterais à cela l’importance d’appliquer ses soins avec douceur, en conscience. Se démaquiller au coton avec force provoque des microlésions, et à terme, des ridules et une peau abîmée. Le nettoyage de la peau, comme le brossage de cheveux, est un moment de détente qui n’a pas besoin d’être long, mais doit être doux. Faire les choses en conscience permet de respirer et à terme, de mieux se porter.

Celui que vous aimeriez transmettre ?

Je dirais qu’il faut se méfier de la tendance. Pour moi, l’essentiel est avant-tout d’apprendre à se connaître et à connaître sa peau. Il faut être curieux de soi, pour être conscient de ses besoins et appliquer à sa peau les soins qui la boostent et la renforcent, sans la surcharger ou l’irriter.


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